vendredi 13 août 2010

Charlotte Rampling

Charlotte Rampling est une actrice britannique née le 5 février 1946 à Sturmer dans l'Essex, d'expression française et anglaise.

Charlotte Rampling est la fille de Godfrey Rampling, colonel de l'armée britannique qui fut, pour le Royaume-Uni, champion olympique d'athlétisme au relais 4 x 400 mètres lors des Jeux olympiques de Berlin de 1936. Elle a 8 ans lorsque sa famille s'installe à Fontainebleau. Inscrite à l'école communale, elle y apprend le français. De retour en Angleterre, l'adolescente se produit dans des spectacles de music-hall avec sa sœur, puis travaille brièvement comme mannequin.

En 1972, elle épouse l'acteur Bryan Southcombe. Ils vivent en « ménage à trois », avec un mannequin. Ils auront un fils, Barnaby, puis divorceront en 1976. Barnaby Southcombe est aujourd'hui metteur en scène de télévision et connaît un certain succès. En 1978, elle épouse le compositeur Jean-Michel Jarre avec lequel elle a 2 enfants, David et Emilie Jarre. Elle se séparera de Jean-Michel Jarre en 1997. Il faut dire que les conquêtes féminines du compositeur s'étaleront régulièrement dans la presse à scandale. Son nouveau compagnon, Jean-Noël Tassez, est un homme d'affaires. Elle a été profondément marquée par le décès de sa sœur Sarah. La famille conservera le secret des circonstances du décès de Sarah (qui s'est suicidée en Argentine en 1966, à l'âge de 23 ans, après avoir accouché prématurément) jusqu'au décès de leur mère, survenu en 2001.

Comme Jane Birkin et Jacqueline Bisset, elle fait ses débuts à l'écran dans le film-phare du Swinging London, Le Knack... et comment l'avoir, en 1965, puis tourne dans des comédies à succès tout en prenant des cours d'art dramatique à la Royal Court School. Mais, très marquée par le décès brutal de sa sœur, elle décide de quitter la Grande-Bretagne. Installée en Italie, Charlotte Rampling y fait sa première rencontre marquante, celle de Luchino Visconti, qui la dirige en 1969 dans Les Damnés. La comédienne prouve très tôt qu'elle n'a pas froid aux yeux, passant de l'univers SF de Zardoz (Boorman) à celui, SM, de Portier de nuit, le film qui la révèle au grand public en 1974. Dans ce succès-scandale de Liliana Cavani, elle incarne une rescapée des camps nazis qui entretient une étrange relation avec son ex-bourreau. Se plaisant à explorer à travers ses rôles les zones les plus troubles de l'âme humaine, elle s'éprendra d'un chimpanzé devant la caméra d'Oshima (Max mon amour, 1985). Les Américains ne sont pas insensibles au charme de l'énigmatique Rampling, qui fait fondre Woody Allen (Stardust Memories, 1980), Robert Mitchum (Adieu ma jolie) et joue les femmes fatales chez Sidney Lumet (Le Verdict).

Ayant élu domicile en France à la fin des années 1970, elle y tourne avec Boisset (Un taxi mauve), Lelouch (Viva la vie !) et Deray (le polar On ne meurt que deux fois en 1985). Moins présente sur les écrans dans les années 1990, elle livre en 2000 des prestations remarquées dans La Cerisaie (d'après Tchekhov) et le singulier Signs & Wonders de Jonathan Nossiter. L'année suivante, Charlotte Rampling fait un retour éclatant grâce à Sous le sable, portrait d'une femme désemparée après la disparition de son mari, signé François Ozon, cinéaste qu'elle retrouvera ensuite pour Swimming pool. C'est au moment même où un César d'honneur vient récompenser l'ensemble de sa carrière (en 2001) qu'elle redevient une actrice de premier plan, s'illustrant aussi bien dans la comédie (Embrassez qui vous voudrez, 2002) que dans le thriller (Lemming), le film d'auteur (Vers le sud, 2006) que le divertissement hollywoodien (Basic Instinct 2). Elle joue dans la publicité d'Allianz en 2010. (Wikipédia)










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